Activité : De Courville à Kriefhoff, trois facettes de la vie en haut du Sault !
Visite guidée du quartier Courville, Beauport
Quand : Dimanche 28 septembre 2008
Coût : 20 dollars par personne (15$ pour les membres de la SAHB, carte de membre requise).
Réservation : Réservation obligatoire
Lieu de départ : Le lieu de rendez-vous vous sera précisé après réservation (obligatoire).

De Courville à Kriefhoff, trois facettes de la vie en haut du Sault !
Quartier Courville, Beauport

Le dimanche 28 septembre prochain, dans le cadre des Visites d’intérieurs et de sites anciens (VISA), la Société d’art et d’histoire de Beauport, en collaboration avec l’arrondissement Beauport et la firme Les Alliés, vous invite à visiter trois intérieurs anciens de l’avenue Royale, dans le secteur de Courville Ouest. À l’extrémité est de l’arrondissement historique de Beauport, le quartier faisait autrefois partie de la seigneurie de Beauport, concédée à Robert Giffard en 1634.

Courville doit son nom à Charles Cadieux dit Courville (vers 1624 ou 1628-1715), originaire de Thury, en Normandie (France). Il débarque en Nouvelle-France à l’âge de 13 ans et apprend la langue algonquienne et devient interprète dans la région de Tadoussac. Au cours d’un séjour en France, il épouse Madeleine Macart (vers 1638-1700). Le couple s’embarque pour Québec en 1655. Neuf enfants naîtront de leur union. En 1661, Courville obtient une terre dans la seigneurie de Beauport, à l’ouest de la rivière Montmorency. Il continue cependant de voyager sur la Côte-Nord et au Saguenay, où il s’adonne au lucratif commerce des fourrures. Vers 1679, il achète d’autres terres voisines de sa concession et s’établit sur sa propriété. Elle s’étend alors de la rivière Montmorency jusqu’à l’actuelle côte de Courville.

Courville conserve sa vocation agricole jusqu’à la fin du XIXe siècle, en dépit de l’activité des moulins établis sur les rives de la rivière et au pied de la chute Montmorency. L’essor de la Montmorency Cotton Mills au début du XXe siècle et l’ouverture de l’hôtel Kent aux abords de la chute favorisent le développement du secteur. Ne trouvant plus où se loger dans le village de Montmorency, plusieurs travailleurs du textile s’établiront sur les terrasses de Courville. Les premiers noyaux d’habitations se forment aux abords de la côte de Courville. D’anciennes maisons de ferme voisinent ainsi des résidences plus récentes sur l’avenue Royale.

De solides maisons de pierres couvertes de toits à deux versants s’alignent tout le long de l’avenue Royale. La vie à la campagne a souvent inspiré les artistes, notamment Cornelius Krieghoff, qui se plaisait à peindre des tableaux de genre représentant la vie des paysans canadiens-français. Afin de découvrir l’histoire et le patrimoine de Courville, nous proposons la visite de trois intérieurs anciens de l’avenue Royale. L’historique de ces grandes maisons de pierres dotées de hauts soubassements et singulièrement implantées par rapport à la voie publique vous sera révélé. Et qui sait ? Peut-être trouverez-vous parmi celles-ci la légendaire auberge de Jean-Baptiste Jolifou, qui a maintes fois inspiré le célèbre peintre Krieghoff.

Lieu

Le lieu de rendez-vous vous sera précisé après réservation (obligatoire).

Horaire

Visite guidée et commentée d’une durée d’environ 2 h débutant à 13 h. et 15h.

Coût

20 dollars par personne (15$ pour les membres de la SAHB, carte de membre requise). L’activité aura lieu même par temps pluvieux.

 


Fête chez Alphone Latouche

Représentation de l'auberge Jolifou par Cornelius Krieghoff


Représentation de l'auberge Jolifou par Cornelius Krieghoff


Représentation de l'auberge Jolifou par Cornelius Krieghoff

La mythique auberge Jolifou de l’artiste peintre Cornelius Krieghoff, serait-elle l’auberge que l’on retrouve au porte de Courville ?
Source : National Museums of Canada, Ottawa, négatif no. 46060, photo de 1919, archives de la SAHB